femme triste ayant recu une réponse d'un forum en ligne

Aller chez un·e psy reste encore aujourd’hui un sujet tabou, bien que les mentalités commencent à changer.

Peut-être que la première pensée qui vous est venue à l’esprit lorsqu’on vous a parlé pour la première fois de psychothérapie est : “aller chez un·e psy, mais je ne suis pas fou/folle”. Cette pensée traverse souvent la tête lorsqu’on pense ou qu’on évoque la psychothérapie, même si il s’agit là d’une légende populaire.

Le rôle des psychologues est rarement de soigner les “fous/folles” (pour utiliser ce terme populaire). Certes, certain·e·s d’entre eux/elles travaillent dans des hôpitaux psychiatriques et traitent des personnes souffrant de pathologies lourdes (p.ex. la sociopathie, la perversion, la paranoïa…), mais cela se fait toujours en collaboration avec un·e psychiatre. En réalité, la plupart des psychologues ont une pratique professionnelle toute autre. La grande majorité d’entre eux/elles soutiennent ou aident des personnes qui ont fait le choix de travailler à leur mieux-être et/ou d’avoir plus conscience d’eux-mêmes/elles-mêmes.

Mais dès lors pourquoi hésitons-nous encore si fort à entreprendre une thérapie ?

Parce que les stéréotypes sur la psychologie ont la dent dure. A cette discipline des sciences humaines sont souvent attachées les images de folie, déficience, suicide… Au surplus, des pratiques thérapeutiques anciennes telles que la lobotomie, la castration ou les électrocutions ont également tourné la psychothérapie en dérision. Elle est ainsi devenue l’objet de moqueries ou de critiques. Ces pratiques thérapeutiques appartiennent pourtant aux deux siècles passés. La thérapie du 21e siècle s’est repensée et se repense encore, notamment à travers la thérapie en ligne.

En résumé, entreprendre une psychothérapie demande souvent de dépasser ces stéréotypes populaires et de passer outre de la honte, même si elle est injustifiée. Cette honte que l’on peut éprouver à entreprendre une thérapie naît du sentiment d’humiliation, de se sentir atteint·e dans sa fierté, du fait de se sentir moins que les autres, de ne pas pouvoir s’en sortir seul·e alors que la société nous dicte d’être fort·e, ou encore du fait de de devoir parler de ses difficultés à un·e inconnu·e. Mais si on objective un peu les choses : pourquoi seriez-vous moins que les autres parce que vous consultez un·e psychologue ? Autrement dit, pourquoi seriez-vous moins que les autres parce que vous entreprenez une démarche qui vous permet de réfléchir sur vous même afin de vous sentir mieux ?

Au revoir la honte, bonjour le mieux-être !

Si vous sentez naître cette honte, rappelez-vous toujours que l’incompréhension et le manque d’empathie sont à l’origine des mécompréhensions sur ce qu’est la psychothérapie et sur les raisons qui poussent les gens à en entreprendre une. Évidemment, faire face au jugement des autres n’est pas évident, c’est pourquoi les plateformes de psychothérapie en ligne ont imaginé une solution qui permettent à chacun de franchir le pas en toute discrétion si il/elle le souhaite.

En effet, la thérapie en ligne permet sur certaines plateformes, telles que pridemotion.com, de rester anonyme vis-à-vis de son/sa thérapeute, mais également de ne plus devoir se déplacer et donc d’éviter d’être vu·e franchissant la porte d’un cabinet de psychologue. Beaucoup de personnes se sentent ainsi plus en sécurité chez eux/elles dans un environnement qu’ils/elles connaissent, et peuvent ainsi se livrer plus facilement à leur thérapeute.

Ceci étant dit, en ligne ou en présentiel, toutes les thérapies sont envisageables. Tout dépend de votre préférence. La psychothérapie revêt de multiples formes et il en aura toujours bien une qui vous conviendra lorsque vous franchirez le pas.

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